posté le 16/01/11

L'IGN et ses trésors

Les 16 et 17 Octobre 2010, L’Institut Géographique National (IGN) avait organisé à l’occasion de ses 70 ans des portes ouvertes à son siège social de Saint-Mandé, aux portes de Paris. Curieux de savoir comment pouvaient travailler les géographes, je m’y suis donc rendu. J’ai découvert là-bas l’histoire de l’IGN et son fabuleux patrimoine de 500 000 cartes. J’y ai découvert l’histoire de la géographie tout simplement. J’ai ramené de mon séjour un mot en particulier que je ne connaissais pas : la géodésie.
  


La géodésie, c’est quoi ?

Pour moi, avant ce voyage, Géodésie c’était plutôt Géo-Daisy, deux personnages de bandes dessinées créés par Walt Disney ! « Géo trouve tout » et « Daisy » la compagne de Donald. Aujourd’hui, ma définition serait un peu plus, disons, scientifique. La géodésie est la science qui étudie les dimensions et la forme de la Terre. Pour nous qui ne sommes pas ingénieurs en géographie, cette science se matérialise concrètement, par exemple, par plus de 370 000 points de référence en France, que l’on appelle des « repères de nivellement » (abréviation RN). Vous connaissez certainement celui de l’Eglise. Comme moi peut-être, aviez-vous remarqué cette pastille plutôt « bizarre » collé au pied de la façade, à gauche de la porte d’entrée, sans trop savoir ce que c’était. Hé bien, c’est un repère de nivellement de l’IGN. Il indique avec précision l’altitude à cet endroit (en l’occurrence 265,386 mètres).
  

le repère de nivellement de l’église


Neuf repères de nivellement

Notre village compte en réalité neuf repères de nivellement identiques à celui de l’Eglise. Vous pouvez vous amuser à les chercher. Je vous donne alors quelques indications : il y en a un au pont, un autre sur la façade d’une maison à l’entrée du village côté Arc-en-Barrois, un autre entre la maison « Chalmandrier » et la Ferme de la Croix Blanche, un autre sur la façade d’une maison à l’autre entrée du village côté Coupray, un autre à l’ancienne scierie Chalmandrier, un autre à l’empalement. Les deux derniers se trouvent au Val-Corbeau, un au pont et un autre sur la façade d’une maison qui donne sur la route. Pour ceux qui ont accès à internet, il existe pour chacun de ces points (et tous les autres de France), une fiche détaillée et accessible à l’adresse suivante : http://geodesie.ign.fr/fiches. Il vous faudra ensuite zoomer sur la zone qui vous intéresse pour voir apparaître les RN. Pour accéder à la fiche de chaque point, il faut ensuite cliquer sur le petit icône en haut de la carte qui indique un « I » et laisser ensuite votre souris sur un point jaune. Apparaît au bout d’une ou deux secondes une petite fenêtre qui vous permettra d’ouvrir la fiche PDF.
  

carte IGN avec les 9 repères de nivellement


265,386 mètres au dessus de la mer

Je l’ai dit plus haut : le RN qui est collé sur la façade de l’église se trouve exactement à une altitude de 365 mètres et 386 millimètres. La mesure est très précise. Vous le savez, cette altitude est calculée par rapport au niveau de la mer. Je le savais aussi. Mais savez-vous de quelle mer il s’agit et où se trouve ce fameux « niveau de la mer » auquel on fait à chaque fois référence ? Ne le sachant pas, j’ai posé la question à un des ingénieurs IGN sur place. En fait, la référence des altitudes en France se fait par rapport à la mer … Méditerranée. Et cela depuis le 1er Janvier 1897, date à laquelle on a établi l’altitude zéro qui est en fait une moyenne des relevés faits durant les treize années précédentes à Marseille. Ces relevés ont été calculés grâce à un instrument qu’on appelle « marégraphe ». Il y a donc un marégraphe à Marseille (celui qui fait référence pour la France), un autre à Brest et encore à Rouen, parmi les plus célèbres. Nous savons maintenant que nous sommes à 365,386 mètres au dessus du marégraphe de Marseille !

Christophe FEVRE. 
 


 
 
posté le 16/01/11

Chasse-Neige : quasiment rien ne change en hiver.

Depuis quelques semaines, la neige, précoce en cette fin d’automne 2010, a fait son apparition au village, plus ou moins en grande quantité. Le froid a été par moment assez vif. A chaque fois que le manteau blanc recouvre nos campagnes, je me rappelle ce que j’ai toujours plus ou moins naïvement entendu, à savoir que « la chasse est interdite quand il neige ». J’ai voulu, une fois pour toute, en avoir le cœur net. J’ai donc contacté Monsieur Didier BRETON (que je remercie pour son accueil) qui est technicien à la Fédération des Chasseurs de la Haute-Marne (et par ailleurs Maire de Coupray). Voilà ce que j’ai retenu de notre conversation.
 

deux biches en forêt par temps de neige


Mais tout d’abord, je souhaite rappeler ce que j’ai lu dernièrement dans un livre écrit par Pierre PELLERIN, intitulé « Les rendez-vous de la Nature au fil des mois » et paru chez NATHAN en 1991. Pierre PELLERIN écrit : « Si la neige recouvre la terre et menace de tenir assez long-temps (…) tout chasseur raisonnable et lucide se doit, jusqu’au redoux, de ne pas toucher à son fusil. Ce faisant, il obéit à un code d’honneur auquel il est souvent fait référence et qui implique que le gibier doit conserver ses chances ». Il explique plus loin que les animaux n’ont pas à être tirés car ils ne sont plus en pleine possession de leurs moyens (à cause de la privation de nourriture). Il précise enfin, qu’au niveau départemental, c’est au Préfet qu’incombe de prendre la décision de suspendre la chasse, en imposant ainsi « un devoir de réserve à ceux qui n’y ont pas pensé d’eux-mêmes », et ce, jusqu’au retour d’une météo moins mauvaise.

Qu’en est-il vraiment ?

Monsieur BRETON m’expli-que que quelle que soit la couche de neige au sol, fine ou épaisse, la réglementation est claire : la chasse aux oiseaux migrateurs et au petit gibier (de type lapin de garenne, faisan, blaireau, grive) est interdite. En effet ces animaux connaissent pendant cette période une difficulté évidente pour s’alimenter normalement, entraînant une perte d’énergie qui peut leur être fatale à terme, d’autant plus face aux chasseurs. Par contre, la chasse au grand gibier (chasse soumise à des plans de chasse) et aux nuisibles (pigeon ramier, corbeau) reste ouverte. Je l’interroge alors concernant le grand gibier qui laisse des traces dans la neige et qui pourrait souffrir des duretés de l’hiver. Monsieur BRETON me répond en me précisant que la neige n’est pas un problème pour les cervidés jusqu’à une hauteur de 35/40 cm. L’hiver 85/86 est une référence en la matière puisque nous avions eu à l’époque une grande quantité de neige, sur une durée longue (4/5 semaines sans interruption) avec un froid vif continu. Les chevreuils avaient alors beaucoup souffert. Ce n’est évidemment pas le cas depuis début Décembre puisque nous n’avons pas eu plus de 20 cm au sol (et encore, cela n’a duré que 3 jours) avec deux ou trois nuits vraiment glaciales. Le grand gibier peut donc relativement bien se nourrir. Change-t-il ses habitudes de sorties en cas de neige ? Pas spécialement même si j’ai l’impression, personnellement, qu’en hiver, quand il y a de la neige, je vois plus de gibier, de jour, au bord des routes. Monsieur BRETON m’explique que quand il neige, le grand gibier ne bouge plus le temps que cela cesse. Ensuite, il ressort pour se nourrir, normalement. 

Le pouvoir du Préfet

A cette réglementation, peuvent s’ajouter des mesures volontaires prises par le Préfet de la Haute-Marne. Ce fut le cas dernièrement au sujet d’un animal qui focalise en ce moment toute l’attention des techniciens de la Fédération des Chasseurs, à savoir la Bécasse. Cela ne concerne pas vraiment notre région puisque les chasseurs, ici, poursuivent surtout le sanglier ou le chevreuil. Toutefois, c’est un sujet intéressant car il implique un animal qui nous fait entrevoir des horizons au-delà des nos forêts communales et domaniales. En effet, l’été dernier, la Russie a connu une grande sécheresse accompagnée d’importants incendies de forêts qui ont fortement perturbé la reproduction des bécasses. Ces oiseaux ont donc migré en moindre quantité dans nos régions pour passer l’hiver. L’oiseau, en général, étant beaucoup plus sensible à la présence de neige au sol que d’autres animaux de nos forêts, le Préfet a donc décidé d’une suspension de sa chasse pendant 10 jours et pour le reste de la saison, d’une diminution du nombre de bécasse à prélever par jour et par chasseur (réduit à 1 oiseau au lieu de 3). La Fédération des Chasseurs est en train de collecter de nouveaux éléments pour proposer aux autorités une prolongation de cette suspension. Pour se faire, ses techniciens recueillent des témoignages sur la répartition des oiseaux, sur le comportement et les distances de fuite. L’observation et l’expérience sont primordiales dans ces moments critiques.
 

Cour-l’Evêque sous la neige en Décembre 2010


Le rôle de la Fédération des Chasseurs

La Fédération joue enfin un rôle d’information auprès de ses adhérents par l’intermédiaire de son site internet, afin d’indiquer ce qui est autorisé ou pas. Monsieur BRETON me précise enfin que « La chasse obéit à une éthique rappelée dans de nombreux ouvrages cynégétiques et par les Fédérations des Chasseurs. Les chasseurs responsables doivent adapter leur comportement à la réglementation mais aussi aux circonstances exceptionnelles ». De mon point de vue, son rôle n’est apparemment pas de diffuser des messages concernant le « code d’honneur » dont parlait Pierre PELLERIN dans son livre. C’est donc in fine à chaque chasseur de se faire son opinion sur son attitude personnelle à adopter par temps de neige afin de savoir ce qui est bon pour lui et bon pour le gibier qu’il chasse.

Christophe FEVRE.

Le site de la Fédération des Chasseurs de la Haute-Mar-ne est accessible sur internet à l’adresse suivante : www.chasse-haute-marne.org. 
 


 
 
posté le 15/01/11

ETAT CIVIL 2ème semestre 2010

   Naissances2010

 

FEVRE Isaac né le 9 juillet 2010 à CHAUMONT.

GARNIER Alexia née le 15 Juillet 2010 à LANGRES.

BACHOTET Ombeline née le 3 octobre 2010 à LANGRES.

RAOUL Lilia née le 2 Décembre 2010 à CHAUMONT.

DUBETTIER Milos né le 5 Décembre 2010 à CHAUMONT.

 

      Félicitations aux parents et longue vie aux joyeux bambins. 

 

   Décès2010

 

TILLAND Graziella, née LANDI, le 12 Septembre 2010 à Cour-l’Evêque.

THIVET René le 1er octobre 2010 à CHAUMONT.

 

      Sincères condoléances aux familles des défunts. 

 

   Mariage2010

 

MOUILLET Julien et LANDI Anaïs le 28 Août 2010 à Cour-l’Evêque.

 

      Félicitations aux jeunes mariés. 

 


Commentaires

Dernier commentaire    Commentaires terminés   Fermer les commentaires
 
0 commentaire
 
 
posté le 15/01/11

Nos tombes de guerre du Commonwealth

Sur le pilier droit de la porte du cimetière de notre village, il y a une plaque verte apposée avec les inscriptions en lettre blanches «Tombes de guerre» du Commonwealth » et en anglais «Commonwealth War Graves».
 

la plaque à l’entrée du cimetière

  
Si vous regardez la définition du dictionnaire, le Commonwealth c’est l’ensemble des territoires unis par une commune allégeance à la couronne britannique ou par la reconnaissance du souverain de Grande-Bretagne comme chef du Commonwealth. Toutes ou presque toutes les anciennes colonies Anglaises en font partie, ce qui représente une quarantaine de nations ou d’îles, mais les principales sont l’Australie, le Canada et la Nouvelle-Zélande.
 

les armoiries du Commonwealth

  
Le 19 Mai 2010, des membres de la Commonwealth War Graves Commission que l’on pourrait traduire par Commission des sépultures militaires du Commonwealth (organisation chargée de répertorier et d’entretenir les tombes) sont passés à Cour-l’Evêque afin de programmer les travaux à réaliser.  Le 16 Septembre une entreprise française basée à Beaurains à coté d’Arras dans le Pas-de-Calais qui est chargée de l’entretien et de la réfection de toutes les sépultures des soldats du Commonwealth pour toute la France, a entrepris les travaux. Trois personnes ont procédé au démontage du cadre en béton et remplacé par un cadre neuf, refait une dalle neuve, recalé, aligné et mise à niveau des stèles qui ont été également nettoyée. Sur l’une des stèles qui était endommagée, ils ont posé une « fleur » ou sorte de rustine pour réparer un éclat de pierre. La plaque à l’entrée du cimetière a également été changée.
 

la tombe du soldat Hallett

  
Cette entreprise qui est intervenue sur 19 sites dans le département, notamment à Giey-sur-Aujon et Terre-Natale, interviendra de nouveau dans notre village dans sept ou huit ans, suivant les directives de la Commission et elle a su par son travail sérieux redonner un petit coup de neuf à cette partie du cimetière, ce qui devrait faire plaisir à nos amis anglais qui viennent régulièrement se recueillir sur les tombes familiales.

Guy BEGUINOT. 
 


 
 
posté le 15/01/11

Heureux évènement

Le Jeudi 15 Juillet 2010, la sirène des pompiers retentit dans Cour-l’Evêque. Les pompiers traversent le village pour s’immobiliser à la Résidence Champfleury. Chacun interrompt quelques instants son activité, s’inquiète en se demandant ce qui arrive puis reprend son ouvrage. Ce n’est que bien plus tard qu’on apprendra qu’en ce jour d’été 2010 s’est produit au village un évènement qui n’avait pas eu lieu depuis plus de 55 ans : une naissance !
 

la petite Alexia avec sa maman

  
En effet, désirant venir au monde plus vite que ce qui était programmé, la petite ALEXIA GARNIER avait décidé ce jour-là de prendre ses parents de court. Surprise du papa, Johnny, qui réparait sa voiture ; surprise de la maman, Ariane, qui a juste eu le temps de descendre dans le camion des pompiers garé en bas de l’immeuble. Et le bébé présentait déjà sa tête aux « heureux » accoucheurs du jour. ALEXIA venait de naître … sur le sol cotvaquois. Et ce n’est que parce que, administrativement parlant (une langue qu’on a du mal à comprendre parfois), le placenta a été retiré à l’hôpital de Langres, que la naissance d’ALEXIA a été déclarée là-bas. Mais, nous, nous savons bien qu’elle est née ici, à Cour-l’Evêque. Placenta ou pas. Administration ou pas. Et nous en sommes fiers !

Un évènement en soi

Oui, c’est un véritable évènement. Car, nous n’avions pas connu cela depuis plus de cinquante ans. Autant dire, une éternité. Il faut, en effet, remonter au 4 Janvier 1954 pour retrouver la dernière naissance dans notre village : il s’agissait d’Armelle DENYS, née THIVET, (décédée en 1989), fille de Laure MAROILLER, encore présente au village. C’était l’époque charnière entre les sages-femmes, itinérantes, qui se déplaçaient à domicile, et les maternités, sédentaires (à Chaumont entre autres). Cette année 1954 était donc vraiment la fin d’une époque. C’était décidé, les femmes n’accoucheraient plus à domicile. Les femmes allaient mettre au monde leur(s) enfant(s) dans une maternité qui offrait tout le confort et toute la sécurité nécessaire. On n’accoucherait à Cour-l’Evêque plus que par accident. Et c’est précisément ce qui s’est passé.
 

la petite Alexia avec son papa

  
Des cotvaquois «de naissance», il en reste !

Dans quelques années, quand elle saura s’exprimer, ALEXIA pourra se vanter, avec quelques uns parmi nous, d’être née ici. Car des cotvaquois «de naissance» et vivant encore au village, il y en a encore ! Une bonne dizaine d’ailleurs. Par ordre alphabétique (pour ne froisser personne !), on trouve : Hubert BEGUINOT et ses deux fils Daniel et Guy ; Elizabeth et son frère Pierre CHALMANDRIER ; Régine ROUGELIN ; André THIVET et son frère Pierre-Noël ; Philippe THIVET ; et Paulette VIENNOT. Tous nés à domicile, sur le sol de la commune. Mis au monde par des sages-femmes qui n’hésitaient pas à braver les routes et les intempéries pour faire leur travail. Et qui repartaient souvent avec un colis sous le bras (une truite fraîchement pêchée dans l’Aujon par mon grand-père pour ce qui concerne Paulette, ma mère).

Des cotvaquois venus d’ailleurs

Tous les autres habitants vivant encore au village sont nés donc ailleurs. Dans les villages haut-marnais alentours ou à Chaumont. Parfois un peu plus loin. Comme Béatrice GALIZZI née à Tollaincourt dans les Vosges, Patrick THOMAS né à Romilly/Seine dans l’Aube. Comme aussi Jean-Claude PRUD’HOMME né à Commercy dans la Meuse et ses deux filles, Jeannique et Claudine, nées toutes deux à Vesoul en Haute-Saône. Comme Denis TILLAND, lui aussi né dans la Meuse, à Demange-aux-Eaux ou encore Christian LEONARD né à Nancy. Encore un peu plus loin, comme Cyril JEANNIN né à Dôle dans le Jura, sa compagne, Lydie BREGAND née à Auxonne dans la Côte-d’Or, Odile DESURMONT née à Mauron dans le Morbihan et son mari, Laurent, né à Valence dans la Drôme, Jérôme LOPES né à Miramas dans les Bouches-du-Rhône, Marcelle HUVIG née à Toulouse en Haute-Garonne, David WOJTOWICZ né à St Amand dans le Cher et Nathalie GROTTER née à Tourcoing dans le Ch’Nord. Même à Paris, comme Bernard NONCLERC, Christiane ROSE et moi-même. Et carrément plus loin, comme Claude MANS né au Tarf en Algérie, comme Marion SIMON née à Komotov en ex-Tchécoslovaquie, comme Judith et Joseph GALIZZI nés tous les deux en Italie, à San Giovanni, et comme Manuel LOPES né au Portugal à Burgaes. Sans oublier Madame GURY, née à Téhéran en Iran.

Quelque chose qui nous unit

Pour la majeure partie d’entre nous, notre point de départ se trouve quelque part sur la planète, plus ou moins loin d’ici. Mais nous avons tous, tous autant que nous sommes, au moins un point commun : celui d’être arrivé ici (par des chemins plus ou moins détournés) et de vivre ici, à Cour-l’Evêque. Comme la petite ALEXIA.

Christophe FEVRE. 
 


 
 
 

Ajouter un commentaire

Pseudo : Réserve ton pseudo ici
Email :
Site :
Commentaire :

Smileys

 
 
 
Rappel article